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Phytothérapie

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Adoptez la zen attitude grâce aux vertus des plantes

• La rhodiole
Originaire de Sibérie, elle augmente l’endurance, stabilise l’humeur et réduit la fatigue mentale face à un stress prolongé. Ces propriétés ont été attestées sur des étudiants en médecine durant la période stressante des examens. « Pour éviter qu’un épuisement professionnel se transforme en burn-out, associez-la avec du ginseng », conseille le Dr Lorrain.
Comment l’utiliser ? Idéalement le matin à jeun, prenez un extrait de rhodiole standardisé au minimum à 3% de rosavine et 1% de salidrosides, les deux principales substances actives. 350 à 700 mg/jour. Pour la coupler avec du ginseng, avalez 5 à 10 ml d’extraits fluides ginseng/rhodiole.
• Le ginseng
« C’est LA plante de l’adaptation au stress, souligne le Dr Eric Lorrain, président de l’Institut européen des substances végétales (IESV). Elle exerce une action calmante démontrée qui permet de faire face à la pression ». Sa racine regorge de ginsénosides, des composés qui améliorent la communication entre les cellules du cerveau. Elles boostent ainsi les performances intellectuelles (concentration, mémoire…) ce qui permet de surmonter plus facilement les périodes de tensions.
Comment l’utiliser ? Optez pour de l’extrait fluide de plante fraîche standardisé ou des gélules (de 200 à 1000 mg/jour), de préférence le matin au petit-déjeuner. Éviter en cas d’antécédent de cancers hormono-dépendants.
• Le griffonia
Les graines de cet arbuste africain renferment de l’hydroxy-tryptophane, une substance indispensable à la production de la sérotonine, l’hormone de la sérénité. « Elle joue un rôle clé dans la régulation du caractère, de l’anxiété et du sommeil », précise Angélique Houlbert, nutritionniste auteur de Stress les solutions naturelles (éd. Th. Souccar). Des études ont prouvé que la prise de griffonia durant 15 jours atténue l’agitation mentale, l’anxiété, la fatigue et les insomnies dues au surmenage.
Comment l’utiliser ? Sous forme d’extraits secs (50 à 100 mg/j), uniquement le soir au dîner ou avant de se coucher car le griffonia peut provoquer une somnolence. Ne conduisez jamais après l’avoir absorbé.

• La passiflore
« Plante maîtresse du stress, elle freine la surproduction d’adrénaline, observe Le Dr Lorrain. Une étude a montré qu’elle obtient en 21 jours la même action anxiolytique que l’oxazépan, célèbre molécule calmante ». Elle jugule ainsi la plupart des symptômes générés par le stress : palpitations, hypertension, troubles digestifs, contractures musculaires…
Comment l’utiliser ? Seule ou associée à de l’aubépine en cas de sensation d’oppression, sous forme d’extraits de plantes fraîches ou en décoction : 1 c à s pour 25 ml d’eau froide. Portez à ébullition, puis laissez infuser 10 min.

• L’eschscholtzia
Surnommé le pavot jaune de Californie, il est considéré comme l’un des meilleurs somnifères naturels. Sa racine renferme des alcaloïdes hautement sédatifs qui stimulent les récepteurs du GABA, le neurotransmetteur de la relaxation physique et psychique. Parfait pour juguler la nervosité et les insomnies causées par le stress chronique.
Comment l’utiliser ? En extraits secs (300 mg 1 à 4 fois/jour) ou en tisane le soir : 5 g de plante pour 150 ml d’eau, faites bouillir puis laissez infuser 15 minutes.

Hygiène buccale : les vertus des plantes pour combattre aphtes, caries et mauvaise haleine

Pour les aphtes et les gencives
L’intérieur de la bouche vous fait souffrir, vous sentez une lésion arrondie collée aux gencives… Ne cherchez pas, vous avez un aphte. Pour apaiser votre douleur, l’AFD (Association Dentaire Française) recommande une "tisane à 3% de Pimprenelle" que vous pouvez acheter en pharmacie ou dans certaines boutiques de thé. "En aromathérapie on utilise des huiles essentielles antalgiques comme le laurier noble sur l’apte ou l’huile essentielle de girofle", ajoute l’AFD. Des huiles essentielles antiseptiques comme celle de Niaouli fonctionnent aussi.
De manière générale, l’extrait sec de réglisse (déconseillé pour les personnes atteintes d’hypertension) peut permettre de traiter les problèmes de gencives. De l’extrait d’Echinacea dit "en teinture mère" (une solution hydro-alcoolique issue d’un mélange de plantes fraîches et d’alcool), disponible sur internet, peut aussi renforcer vos défenses immunitaires.
L’AFD évoque également de la "teinture mère" de Capsicum ou de la tisane de Mélisse en cas d’herpès autour des lèvres. "Afin de renforcer l’immunité, l’utilisation d’un extrait d’Echinacea peut être recommandée", ajoute-t-elle encore.

Pour les caries
Pour soigner une carie, rien ne vaut un rendez-vous chez le dentiste. Mais en attendant, plusieurs plantes peuvent vous aider. Si la carie n’est pas très étendue, vous pouvez utiliser un bain de bouche avec du bergamotier sauvage (Monarda fistulosa) contenant du thymol et du geraniol (pas toujours facile à trouver) ou avec des huiles essentielles de girofle ou d’arbre à thé (deux gouttes de chaque dans un verre d’eau). "Si la dent cariée est infectée et douloureuse, pensez à nouveau à l’huile essentielle de girofle à Eugénol, qui est antiseptique, anti-inflammatoire et analgésique", précise encore l’AFD.

Pour l’haleine
En cas de mauvaise haleine, les solutions à votre disposition dépassent le cadre des chewing-gums et des pastilles. "Les huiles essentielles de clou de girofle ou de menthe poivrée sont très souvent efficaces en bain de bouche aussi bien pour masquer la mauvaise haleine et comme anti-infectieux", explique l’AFD. Ces produits peuvent se trouver dans la plupart des pharmacies ou dans des boutiques "bio".

Pour les infections buccales
Il n’existe pas de recommandation précise pour chaque infection buccale particulière. Mais de manière générale, l’AFD conseille d’utiliser, là encore, de l’huile essentielle de girofle ou de lavande "aspic", ou encore de Niaouli, à chaque fois en application locale ou diluée en bain de bouche. Vois pouvez accompagner cela de "teinte mère" d’Echinacea.
"On pourra également utiliser l’huile essentielle de citron et de Melaleuca à 5% en bain de bouche. Que l’on pourra remplacer par l’huile essentielle de mandarine, d’arbre à thé ou de lavande. Le miel de romarin est à la fois antiseptique et cicatrisant, de même que le miel d’acacia associé à l’huile essentielle de Lavande", détaille l’AFD, qui en appelle toutefois à une cartographie plus précise des plantes pour traiter les différentes formes d’infection buccale (virale, bactérienne ou mycosique).

Pour les poussées de dents des bébés
Les poussées des premières dents font souffrir les nouveau-nés et empêchent bien souvent les parents de dormir. Pour apaiser votre nourrisson, les huiles essentielles sont proscrites, car elles peuvent s’avérer toxiques pour l’enfant. En revanche, vous pouvez leur donner des bâtons de guimauve ou des bâtons de réglisse, qui ont une action anti-inflammatoire. Chez l’enfant de plus de quatre ans, l’AFD préconise des produits à base de Plantago major (une mauvaise herbe) pour son action anti inflammatoire et anti-allergique ou simplement des bains de bouche de teinture mère de Phytolacca et de Calendula, que vous trouverez en pharmacie.

Réussir une bonne tisane : ce qu’il faut retenir

Pour réaliser une tisane dans les règles de l'art (et donc, maximiser ses bienfaits), il est essentiel de respecter quelques règles simples:
• Achetez des plantes séchées de qualité. Celles-ci se vendent surtout dans les magasins bio : vérifiez que la norme AB (pour agriculture biologique) apparaît sur le sachet, et cherchez aussi un label Ecocert ou Nature et Progrès. Le mieux, c'est de favoriser les producteurs locaux : les plantes seront d'autant plus fraîches ! Une « bonne » plante séchée est colorée et « croustille » sous les doigts : fuyez les plantes noirâtres et quasi-pulvérisées ! Vous préférez cueillir vos plantes vous-mêmes ? Attention : sans formation adéquat, il est facile de confondre les espèces. Demandez conseil à un spécialiste (pharmacien, phytothérapeute, naturopathe...) avant de vous empoisonner...
• Respectez les méthodes de préparation. Petite leçon de vocabulaire : les infusions et les décoctions entrent dans la famille des tisanes. L'infusion est réservée aux éléments fragiles (fleurs, pétales, feuilles...) : il s'agit de faire bouillir l'eau puis de la verser petit à petit sur la plante. On laisse infuser 5 min puis on filtre. La décoction, elle, concerne plutôt les éléments durs (racine, graine, tige, écorce) : on fait bouillir l'eau avec la plante durant 5 minutes, puis on filtre.
• Faites attention aux contre-indications. Les plantes, c'est comme les médicaments : certaines peuvent provoquer des effets secondaires. Ainsi, le millepertuis est contre-indiqué lorsqu'on consomme des anti-dépresseurs, le coquelicot est interdit aux personnes allergiques aux substances opiacées et la grande bardane est déconseillé aux personnes qui souffrent de calculs urinaires. En cas de doute, n'hésitez pas à demander conseil à votre médecin généraliste ou à votre phytothérapeute.
• Équipez-vous (un peu). Réaliser ses tisanes-santé, ça demande un peu de matériel. Le minimum syndical : un thermomètre, une petite casserole et un chinois (une petite passoire très fine). Si vous souhaitez cueillir et sécher vos plantes vous-mêmes, vous aurez besoin d'une pièce aérée et non-exposée au soleil, de draps blancs et de cagettes en bois. Impossible de conserver les tisanes plus de 24 heures : le mieux, c'est de préparer juste ce qu'il faut pour la journée...
• Soyez patiente. On a dit « tisane aux plantes », pas « miracle » ! Laissez le temps aux plantes d'agir... Au moins une semaine.

Perdre du poids en misant sur les plantes : c’est possible

Ventre plat : l’artichaut
Riche en vitamines K et B9, en fer et en magnésium, l'artichaut possède aussi plusieurs bénéfices minceur. Il agirait sur les troubles digestifs et la sensation de ventre gonflé (ballonnements), mais favoriserait aussi la sécrétion biliaire et l'élimination des graisses notamment abdominales.

Brûleur de graisse : le yerba maté ou thé du Brésil
Tout comme le thé vert, le maté vert préparé avec des feuilles de yerba maté est une boisson diurétique et antioxydante dont la consommation régulière permet d'éviter le grignotage intempestif. Chez les personnes en surpoids ou obèses, cette plante médicinale aiderait également à brûler les graisses.

Minceur anti-cellulite : le lierre
La cellulite qui se traduit par un amas de graisse sous la peau devient au fil du temps inesthétique et douloureuse. Souvent accompagnée d'un surpoids, elle requiert un traitement par phytothérapie spécifique. Il est donc conseillé de consulter un naturopathe pour connaître la variété adaptée et les éventuelles interactions.
Le lierre fait partie des traitements à envisager pour se débarrasser des capitons en raison de ses propriétés anti-inflammatoires, désinfiltrantes et vasoconstrictrices.

Le Pissenlit pour lutter contre la rétention d’eau

Le Pissenlit est une plante très connue dans le domaine de la phytothérapie surtout pour lutter contre la rétention d’eau. La rétention d’eau qui s’accompagne souvent de cellulite est souvent source de complexe pour de nombreuses femmes mais elle touche également certains hommes. En effet, ces amas graisseux sont souvent disgracieux et ils se manifestent par une pression sur la lymphe qui limite l’élimination des déchets et occasionne une accumulation d’eau.

Le pissenlit possède une action drainante ce qui fait de lui un diurétique naturel. Les feuilles de pissenlit stimulent la circulation lymphatique et permettent l’élimination des déchets et l’excès hydrique enfermé dans les tissus. Le pissenlit redonne à la peau un aspect lisse et ferme. Cette plante riche en triterpènes joue un rôle important dans la lutte contre la cellulite.

Pour mieux bénéficier des actions drainantes du pissenlit, il faut faire une infusion de feuilles séchées jusqu’à 3 fois par jour. Boire cette infusion permet de drainer efficacement les zones à décongestionner. Toutefois, il est toujours conseillé de demander l’avis d’un professionnel en phytothérapie ou de votre médecin avant d’utiliser cette plante. Vous pouvez également opter pour des massages drainants pour une action rapide.

A la découverte de l’Amazonie et ses plantes médicinales

L’Amazonie représente la plus remarquable réserve naturelle de la planète avec la plus grande diversité d’espèces et de plantes médicinales dans le monde. En effet, les estimations indiquent que 25% de toutes les essences pharmaceutiques utilisées aujourd’hui sont issues de la forêt tropicale. Des laboratoires brésiliens et étrangers ont entamés plusieurs recherches sur l’exploitation médicinale des plantes de l’Amazonie et ont trouvé pas moins de 5000 actifs dans plus de 650 espèces végétales que la forêt dense regorge. Les plantes d’origine amazonienne les plus connues pour leur utilisation dans la médecine naturelle sont :

-Le Guarana : il se consomme en poudre avec de l’eau en Amazonie et réputé comme un énergisant naturel qui a un effet aphrodisiaque, revigorant et rajeunissant. Le guarana tonifie le c½ur et les muscles et active la circulation périphérique et les fonctions cérébrales.

-Le Copaiba : l’huile extraite de cette plante a des propriétés anti-inflammatoires, cicatrisantes et anti-cancérigènes. Elle est utilisée comme antibiotique et prescrite dans les cas de pharyngites et d’ulcères. Elle est aussi efficace dans le traitement des pellicules et des problèmes de la peau. Le copaiba convient pour les personnes qui souffrent de bronchite car il a des pouvoirs diurétiques, expectorants et désinfectants. Son écorce est utilisée dans la composition des sirops pour la toux.

-L’Andiroba : cette plante possède des vertus anti-inflammatoires, stimulantes, cicatrisantes et antianémiques. L’huile d’Andiroba est utilisée comme protection solaire et aide contre les dermatites, les lésions musculaires et les ulcères. Elle est aussi bénéfique pour les cheveux car elle donne brillance à la fibre capillaire. L’écorce et les feuilles sont utilisées dans la préparation de thé pour lutter contre la fièvre, les rhumatismes et la pneumonie.

-L’Urucu : les semences d’urucu augmentent la pigmentation de tous les tissus adipeux pour rendre la peau plus résistante. Il contient de la vitamine A et peut être utilisé comme colorant naturel et dans la composition des produits auto bronzants.

-Le Cipo miraruira : en favorisant la régulation du taux de glucose dans le sang, il est utilisé dans le traitement du diabète et dans certains cas peut remplacer l’utilisation d’insuline. Il est aussi efficace contre les maux de tête.

-Le Cipo griffe de chat (cipo unha de gato) : cette plante est utilisée comme anti-inflammatoire car il stimule le système immunologique. Il est conseillé dans le traitement des maladies des organes génitaux en général comme les prostates et les ovaires. Il est indiqué pour les gastrites chroniques, la mauvaise haleine, le rhumatisme, les maladies hépatiques, la goutte, le diarrhée, le diabète, le cancer, la cirrhose et les infections diverses.

-Le Marapuama : c’est une plante utilisée pour les déficiences sexuelles. Elle combat également les rhumatismes et agit contre la cellulite.

Phytothérapie : attention à l’interaction de certaines plantes avec d’autres médicaments

La phytothérapie est basée sur l’exploitation des plantes pour soulager divers maux au quotidien. Même si cette médecine naturelle est jugée inoffensive, elle peut entrainer des effets secondaires graves utilisée à mauvais escient. En effet, certaines plantes ne doivent jamais être prises avec des médicaments. Voici quelques exemples à retenir si vous êtes adeptes de la phytothérapie :

-L’aubépine : c’est une plante interdite pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 12 ans. Elle peut provoquer des maux de tête, de vertiges, des palpitations, des bouffées de chaleur et des troubles gastro-intestinaux. Si vous suivez un traitement cardiaque ou plaquettaire, il est très important de se référer à l’avis de votre médecin avant de suivre un traitement d’aubépine.

-La camomille : c’est une plante contre-indiquée pour les asthmatiques et les personnes souffrant d’allergie au pollen. Elle est aussi déconseillée aux femmes enceintes par précaution et ne s’associe pas avec l’alcool et les anti-coagulants.

-La valériane : c’est une plante qui peut causer de légères nausées ou des troubles gastro-intestinaux. Par précaution, elle est déconseillée aux femmes enceintes. Elle ne s’associe pas avec l’alcool car elle entraine une somnolence et ne doit pas être consommée avec des traitements anxiolytiques ou hypnotiques en même temps. La valériane a aussi des interactions avec les suppléments de fer, les analgésiques, les anticoagulants et les opioïdes.

-Le millepertuis : c’est une plante souvent prescrit pour les dépressions légères mais elle peut diminuer l’efficacité de certains médicaments comme les anticoagulants (anti vit K), les antidepressueurs, la digoxine ou les contraceptifs oraux.

Si vous voulez connaitre tous les rôles et les risques de plantes, vous trouverez la liste des plantes médicinales et le glossaire des termes botaniques sur le site de l’Afssaps : www.afssaps.fr

Se soigner par les plantes : peut-on s’y fier vraiment ?

La phytothérapie peut, sans être la panacée, soulager de nombreux maux. A condition de bien s'informer, d'éviter l'automédication et de prendre quelques précautions. En effet, on ne peut pas mettre toutes les plantes dans le même sac. Les seules dignes de confiance figurent sur des listes officielles de pharmacopée qui recensent toutes les plantes à vocation officinale.

Dans le passé, chaque pays possédait sa pharmacopée. Depuis 2004, le Comité sur les plantes médicinales (HMPC : The Committee on Herbal Medicinal Products) édite des monographies des plantes, accompagnées de leur effet thérapeutique pour les médicaments traditionnels vendus dans les Etats membres de l'Union européenne. Depuis la parution de la directive 2004/24/EC, 751 enregistrements de médicaments à base de plantes ont été accordés suivant l'usage traditionnel (utilisés depuis 30 ans dont au moins 15 ans en Europe) et 423 selon un usage bien établi (bibliographie scientifique, essais cliniques...). L'évaluation se focalise sur l'usage traditionnel de la plante. Comme tous les médicaments, ceux à base de plantes et les préparations de plantes officielles sont vendus chez nous uniquement en pharmacie. A côté de cela, il y a les compléments alimentaires à base de plantes qui doivent être notifiés auprès du SPF Santé publique et les autres produits à base de plantes vendus n'importe où qui peuvent échapper au contrôle du ministère de la Santé.

En consultation, les médecins généralistes sont confrontés dans 70 à 80 % des cas à des "petites" pathologies, autrement dit des troubles fonctionnels. L'efficacité des plantes s'avère souveraine pour soulager les troubles digestifs, les palpitations cardiaques, la paresse de la vésicule biliaire, les maladies infectieuses, tels le rhume, la grippe, l'otite ou l'angine. On peut aussi les utiliser pour renforcer les défenses immunitaires (l'échinacée, l'éleuthérocoque et le shiitaké sont de bons exemples) et prévenir les maladies (les vertus du thym sont démontrés depuis longtemps). "Il y a des plantes riches en tanins, tels la canneberge, le plantain ou le noyer, qui agissent sur les mycoses, les hémorragies ou les diarrhées, souligne le Dr Eric Lorrain. L'alchémille donne de très bons résultats dans le traitement de l'hémorragie utérine. Et le saule blanc qui contient de l'acide salicylique est aussi efficace que l'aspirine." On commence à utiliser les plantes en cancérologie pour atténuer les effets secondaires des chimiothérapies. Mais il faut être très vigilant car les plantes peuvent interférer avec les molécules chimiques.

La nature offre une variété de plantes infinie et leurs vertus sont très diverses. Mais attention à l'automédication, à des "la cousine de ma voisine dit que..." et à des "consultations" dans des boutiques bio. On s'excuse de rappeler cette évidence : un traitement thérapeutique doit toujours reposer sur un bon diagnostic. D'où l'intérêt de demander l'avis à son médecin traitant. Si l'on souffre de douleurs au ventre, par exemple, il faut d'abord s'assurer qu'aucune pathologie "lourde" ne se cache derrière : une maladie c£liaque, un ulcère, un cancer... De surcroît, il faut savoir que si les plantes sont efficaces, elles peuvent aussi être nocives, voire devenir toxiques dans des préparations différentes (gélules ou tisanes). Enfin, gare aux interactions avec certaines molécules chimiques. Les personnes qui prennent plusieurs médicaments par jour doivent être particulièrement vigilantes.

Cholestérol et phytothérapie : les réponses du Docteur Jacques Labescat

L’excès de cholestérol est un problème fréquent. Vous avez été nombreux et nombreuses à poser des questions sur le rôle des plantes. Le Dr Jacques Labescat, médecin phytothérapeute, répond aux plus fréquentes d’entre elles, portant notamment sur le type de plantes et la façon de les utiliser.

-J’ai trop de cholestérol, je suis fatigué et stressé, que dois-je prendre comme plantes ?
Dr Jacques Labescat : Trois questions en une, mais deux plantes seulement. Je vous conseillerai de prendre du jus de curcuma qui va vous aider à gérer votre digestion et en même temps protéger vos artères à raison d’une à deux cuillérées par jour en cure de 15 jours par mois. Le jus de curcuma est aussi excellent si vous avez des douleurs articulaires. Ajoutez alors trois tasses par jour d’infusion d’olivier, à raison d’une cuillérée à soupe de feuilles par tasse en cure de 20 jours par mois. Et c’est également efficace en cas de tension artérielle élevée et de diabète.

- J’ai trop de cholestérol, c’est de famille, mes parents ont eu des problèmes de c½ur. Mais je préférerai ne pas prendre de médicaments.
Dr Jacques Labescat : Sur conseil de votre médecin, vous pouvez prendre de la levure de riz rouge qui fera baisser votre taux de mauvais transporteurs de cholestérol. Cela évitera que ce dernier ne se fixe sur vos artères comme pour vos parents. En général, on prend une à deux gélules par jour associées à un régime alimentaire pauvre en sucres rapides et en mauvaises graisses saturées.

- J’ai trop de cholestérol à ce que m’a dit mon docteur, mais je ne supporte pas ce qu’il m’a donné. Y a-t-il des plantes pour ça ?
Dr Jacques Labescat : C’est hélas possible, les médicaments classiques contre le mauvais cholestérol ne sont pas toujours bien supportés. Ils peuvent affecter le foie ou donner des douleurs articulaires pénibles. Ce n’est pas le cas des plantes. Je vous propose une tisane efficace et bien supportée composée d’un mélange de boldo, de serpolet, de chardon et d’artichaut : 1 cuillérée à soupe du mélange par tasse, trois tasses par jour pendant une à deux semaines, à renouveler.

- J’ai souvent des difficultés à digérer un bon repas et je le paie souvent cher en cholestérol. N’y aurait-il pas une plante pour ça ?
Dr Jacques Labescat : Pour les problèmes de digestion comme ceux liés à une absorption trop importante de mauvaises graisses, deux plantes peuvent être souveraines pour vous : l’artichaut et le pissenlit. Elles aideront votre vésicule biliaire à digérer les graisses et à digérer tout court, régulant même une constipation souvent concomitante. En gélules, on prend pendant une semaine une à deux gélules de chaque par jour.

- J’ai souvent mal à la tête et je suis fatiguée. Ma gardienne m’a dit que ça venait du cholestérol. Que puis-je faire ?
Dr Jacques Labescat : D’abord, s’assurer par une prise de sang de la réalité du diagnostic de votre gardienne, et si vous avez trop de mauvais cholestérol, si vous faites déjà attention à manger correctement (pas trop de sucres rapides ni de mauvaises graisses), vous allez pouvoir faire des cures de chrysantellum américanum. Ce grand nettoyeur du foie brûle les graisses et évite l’encrassement des artères. On le prend en gélules à raison d’une à deux par jour, en cures de deux semaines par mois pouvant être renouvelées.

Les vertus extraordinaires de l’extrait de pépin de pamplemousse

Le secret de santé du pamplemousse se cache dans ses pépins. Dans certaines pharmacopées traditionnelles, on les mâche pour se prémunir de la maladie. Extraite des pépins de l’agrume, l’essence, dont l'efficacité a été révélée par les recherches du Dr Jacob Harich dans les années 90, a la réputation d’être sans merci pour les bactéries pathogènes, parasites, champignons, levures ou virus. L’efficacité des antibiotiques, sans les antibiotiques. Voilà en substance la promesse de l’extrait de pépin de pamplemousse (EPP), un antibiotique naturel utilisé en phytothérapie et dont les vertus ont été mises en évidence dans les années 1990 par les travaux du Dr Jacob Harich.

Les puissants actifs de l’extrait de pépins de pamplemousse le rendent très efficaces pour lutter contre une pluralité de maux, et notamment contre les affections. Polyvalent, il fait l’objet d’un usage interne sous forme de compléments alimentaires ou s’applique en externe. Si la véracité de son action antiseptique et antivirale reste discutée, l’extrait de pépins de pamplemousse fait montre de vertus immunostimulantes liées à sa richesse en flavonoïdes et vitamine C. Antibiotique et antimycotique, il renforce durablement le système immunitaire. La littérature scientifique a également validé ses propriétés antifongiques et antiulcéreuses. Sa richesse en antioxydant lui confère en effet un pouvoir protecteur et réparateur sur la muqueuse gastrique.

L’extrait de pépin de pamplemousse ne se destine pas à la santé des hommes. Au fil des années, il a su se frayer un chemin jusqu’aux fermes d’élevage où il est employé pour soigner les animaux. Notamment les bêtes sujettes aux infections ou aux champignons. Les agriculteurs bio y trouvent notamment un remède naturel pour éviter d’avoir recours à des antibiotiques comme dans les exploitations conventionnelles.

La Verveine : l’herbe sacrée aux milles bienfaits

La Verveine est une plante verte connue aussi sous le nom d’herbe sacrée, herbe aux sorciers ou herbe aux enchantements. Originaire d’Amérique du sud, du nord et de l’Europe, la verveine a de multiples vertus sur la santé. Il existe plusieurs sortes de verveine comme la verveine officinale, la verveine sauvage ou encore la verveine commune. Toutefois, il ne faut pas confondre la verveine officinale avec la verveine citronnelle. Cette dernière s’utilise dans le traitement des personnes dépressives, sujettes aux stress et à l’anxiété. Elle a également des effets positifs sur les troubles digestifs ou gastro-intestinaux et est disponible sur le marché sous forme de tisane. Quant à la verveine officinale, elle réduit les symptômes de certaines inflammations.

Cette petite plante a aussi des effets relaxants pour oublier la fatigue ou diminuer les crampes. Elle traite les aphtes et certaines infections de la bouche. Si vous avez des règles irrégulières, elle a une action salutaire et favorise l’appétit. Véritable trésor de la nature, la verveine soulage les douleurs du rhumatisme et évite l’anxiété et les vertiges. Utilisée en tisane, la verveine améliore la qualité du sommeil si vous la buviez le soir avant de dormir. L’huile essentielle de verveine est appliquée en massage aussi car elle a un effet décontractant.

Actuellement, il n’y a pas de prescription médicale qui détermine la posologie et le mode d’administration de la verveine mais souvent les utilisateurs optent 1 gélule avec un verre d’eau dans la journée au moment du repas ou bien 1 à 2 cuillères à café de feuilles de verveine dans une tasse d’eau chaude après le repas ou bien 2 à 6 gouttes d’huile essentielle, 2 fois par jour dans 250 ml d’eau chaude. Cependant, il faut noter que la verveine est déconseillée chez les personnes souffrant d’insuffisance hépatique ou prenant des médicaments métabolisés par les enzymes hépatiques, les personnes ayant des difficultés de coagulation, présentant une faible pression sanguine ou sous traitement contre l’hypertension artérielle et enfin les personnes anémiques ou qui présentent des troubles neurologiques ou gastro-intestinaux.

Les plantes aux multiples usages

Une plante peut avoir plusieurs propriétés car ces différentes parties peuvent être utilisées de manières différentes pour traiter de nombreux maux. C’est pour cette raison qu’en phytothérapie, il est important de préciser la partie de la plante à utiliser.

Certaines plantes sont utilisées entièrement pour traiter un problème mais d’autres possèdent diverses utilisations grâce aux différentes parties qui les composent. La piloselle par exemple est une plante indiquée pour ses effets diurétiques destinés principalement à traiter les problèmes de rétention d’eau mais aussi à soulager les personnes souffrant d’½dème des membres inférieurs.

En phytothérapie, elle est utilisée en entier. Pour de nombreuses autres plantes, la phytothérapie sélectionne seulement une partie de la plante.

Voici des exemples de plantes souvent utilisées en phytothérapie :
-la racine d’angélique : a des propriétés toniques. Elle atténue la fatigue nerveuse et elle est employée au début de grippe pour l’éviter.
-le rhizome du gingembre : s’utilise pour redonner de l’énergie et de la vitalité. Il fait disparaître également les nausées et évite les vomissements.
-l’écorce de cannelle : prévient particulièrement la grippe mais elle est utilisée contre les états de fatigue générale passagers et dans les convalescences.
-la feuille de sauge : est antiseptique, antispasmodique, astringent, diurétique et tonifiant. Elle est utilisée pour traiter les règles douloureuses, la transpiration excessive, le mal de dents, les douleurs abdominales et les bouffées de chaleur.
-le pétale de coquelicot : favorise le sommeil. Il est utilisé pour les troubles du sommeil, le stress, la toux et les irritations de la gorge grâce aux alcaloïdes qu’il contient.

En phytothérapie, de nombreuses plantes peuvent être associées pour un traitement plus efficace. Par exemple pour revitaliser les ongles, la phytothérapie mélange la partie aérienne de l’ortie avec de la levure de bière et de l’huile de bourrache.

La phytothérapie aide à soulager les symptômes des allergies

Les symptômes d’une allergie sont différents selon le type d’allergie. Il est donc important de déterminer la nature de l’allergie avant d’appliquer un traitement que ce soit médicamenteux ou selon la médecine douce (phytothérapie, homéopathie, aromathérapie). En effet, dans la médecine alternative ce sont les symptômes qui déterminent le bon traitement ou la plante la plus adéquate. En optant pour ce type de médecine, le patient évite les effets secondaires de certains traitements allopathiques.

Les plantes médicinales utilisées contre les allergies

La médecine douce intéresse de plus en plus de personne de nos jours. La phytothérapie qui utilise principalement les plantes pour traiter divers maux est aussi efficace pour combattre les allergies. Parmi les plantes médicinales proposées pour le traitement des allergies, on distingue :

-La Pétasite (Petasites hybridus) agit comme les médicaments contre l’allergie à base de cétirizine. Elle est à prendre sous forme de comprimé dans ce cas.

-La feuille d’Ortie propose une efficacité modérée pour éviter le nez bouché, les éternuements et les démangeaisons. Elle se prend sous forme de tisane dans ce cas.

-La Camomille vraie ou allemande permet d’éviter ou de soulager les inflammations nasales. Elle se prend sous forme de tisane dans ce cas.

Dans le domaine de l’homéopathie, il y a :

-Le Cardiospermum qui limite les affections de la peau et diminue les démangeaisons. Il est aussi efficace pour l’eczéma car agit comme une cortisone naturelle.

-Le Cyprès est utilisé loirs d’une congestion nasale

-L’Hysope réduit les symptômes de l’asthme même si elle complète le traitement médicamenteux de l’asthme allergique.

Pl@ntnet: l’application smartphone botanique

Pour connaitre et reconnaitre les plantes et les fleurs, l’application Pl@ntnet est disponible pour les smartphones. Cette application est en mesure de nommer les plantes ou les fleurs que vous avez photographiées. Présentée durant le Salon de l’agriculture du 23 février au 3 mars dernier, Pl@ntnet a séduit plus d’un. Les amateurs de médecine douce, de naturopathie, de phytothérapie ou les chercheurs auront une encyclopédie ambulante grâce à cette application. Pl@ntnet regroupe toutes les espèces de plantes et de flore de la France métropolitaine.

Une encyclopédie botanique gratuite et interactive

A partir de simples photos prises avec un smartphone, Pl@ntnet arrive à identifier les plantes et les fleurs grâce à une base d’images. Une base qui compte environs 20 000 images pour 800 espèces. Cette base d’images a été fournie par le réseau Tela Botanica et repartie en quatre catégories : fleur, feuille, écorce et fruit. Lorsqu’on effectue la recherche, le résultat s’accompagne d’autres photos et d’un indicateur de pertinence pour affirmer l’identification par l’utilisateur. Rappelons que Tela Botanica est l’un des réseaux de botanistes francophones le plus riche avec 19 000 membres.

Pl@ntnet permet aussi d’avoir un profil d’utilisateur. Pour faciliter les échanges, l’utilisateur crée son profil afin de partager ses photos de plante. Tela Botanica récolte ces photos pour enrichir encore plus sa base de données. Les images sont aussi disponibles sur Identiplante, un autre réseau de connectivité destiné aux botanistes. Pour mettre en place Pl@ntnet, quatre instituts ont collaboré à avec Tela Botanica à savoir Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), IRD (Institut de recherche pour le développement), INRA (Institut national de la recherche agronomique), et l’INRIA (Institut national de recherche en informatique et en automatique.

Bien-être : des soins naturels pour lutter contre le stress

Le stress peut véritablement nuire à la qualité de notre vie quotidienne. Pour arriver à mieux gérer cet état, rien de mieux que les disciplines de la médecine douce comme la phytothérapie et l’homéopathie qui ne présentent aucun risque d’effets secondaires et qui ne nécessitent que de l’explication du pharmacien.

L’homéopathie

Pour les crises d’angoisses, l’homéopathie regorge de remèdes efficaces comme le Gelselium 15 H conseillé aux personnes paralysées par le stress et qui présentent d’autres signes comme les envies d’uriner pressantes et répétitives et les tremblements. L’Ignatia 15 H est préconisé pour les individus qui souffrent d’instabilité émotionnelle avec rires et larmes alternées, de sensation de boule dans la gorge, de soupirs et de pleurs. Ce remède convient aussi aux palpitations, douleurs cardiaques et troubles respiratoires. Pour les personnes anxieuses et précipitées, les spécialistes en homéopathie conseillent l’Argentum Nitricum 15 H pour calmer les troubles digestifs, les diarrhées et les vertiges. Ces trois remèdes sont à ingérer fréquemment : toutes les dix minutes en début de crise, de préférence en haute dilution. Au fur et à mesure où l’état s’améliore, les prises seront espacées jusqu’à ne prendre que deux médicaments le lendemain.

La phytothérapie

En phytothérapie, il existe deux variétés de plantes efficaces pour gérer le stress. Dans la première catégorie, le tilia ou tilleul permet de réguler le sommeil. C’est un sédatif efficace qui ne présente aucune toxicité. Utilisé comme anxiolytique, il est conseillé d’en prendre au coucher ou dans la journée. Il y a également la valériane qui est sédative et antispasmodique utile pour calmer les troubles digestifs caractéristiques de l’anxiété, de la nervosité et des troubles du sommeil. Dans la deuxième catégorie, l’Aubépine lutte contre la nervosité, les spasmes et les palpitations, la passiflore est un véritable sédatif et le Ginseng est une plante adaptogène qui améliore la résistance de l’organisme et prévient les pathologies caractéristiques du stress.

Diabétiques : des soins naturels existent

Très utilisé en cuisine pour sa saveur épicée et ses capacités aphrodisiaques, le gingembre ou Zingiber officinale est une racine caractéristique des plats exotiques. Dans la médecine ayurvédique, cette plante a toujours été utilisée pour ses vertus curatives.
Pour les adeptes de phytothérapie, le gingembre régule la digestion en éliminant toutes les flatulences et les ballonnements abdominaux.

Parmi les spécialistes qui s’intéressent aux qualités de cette racine, des australiens ont prouvé que le gingembre est efficace pour contrôler les niveaux de sucre dans le sang. Il peut donc constituer un remède naturel très efficace pour les diabétiques.
En tant que coordinateur de l’étude, le docteur Basil Roufogalis, professeur de chimie pharmaceutique à l'Université de Sydney confirme que les expériences en laboratoire ont révélé que le gingembre augmente la captation du glucose par les cellules musculaires sans aucune aide de l’insuline. Le spécialiste explique dans son communiqué de presse que « Ce processus aide à la gestion des niveaux élevés de sucre dans le sang qui créent des complications à long terme chez les patients et pourrait permettre aux cellules de fonctionner indépendamment de l'insuline. ».

En citant les polyphénols « gingérols » présents dans le gingembre, Basil Roufogalis confirme : « les éléments responsables de l'absorption de glucose étaient les gingérols, les composants phénoliques majeurs du rhizome de gingembre. En conditions normales, le niveau de glucose dans le sang est rigoureusement maintenue dans une fourchette étroite, et le muscle squelettique a une place importante dans la libération du glucose dans le corps. » Notons que les résultats définitifs de la recherche ont été publiés dans la revue Planta Medica.

Des recettes de tisanes et infusions pour vous aider à passer cet hiver 2011 !

L’hiver est propice à la consommation de boissons chaudes relaxantes et apaisantes, cette saison 2011 n’échappe pas aux bonnes habitudes : quelques idées de tisanes et infusions et comment les utiliser pour tirer le meilleur des plantes pour notre bien-être.

Comparée à une gélule ou une huile essentielle d’une même plante, la tisane met en valeur des principes actifs différents. Les fraîches journées d’hiver sont mieux surmontées lorsque l’on sait quelle plante infuser pour y trouver de la vitamine C, B ou de la chlorophylle.

Tout d’abord, la préparation d’une tisane : en choisissant l’infusion, il vous suffit de faire frémir l’eau mais sans la faire bouillir, donc une température de 70 à 80°C maximum. Verser l’eau sur la plante et laisser infuser de 2 à 4 minutes selon la plante choisie. Retirer ensuite les résidus en passant la préparation au tamis. Pour une tasse de tisane, compter une cuillère à café de plante.
Si vous choisissez la décoction : vous devrez plonger les plantes dans l’eau froide et laisser frémir le tout pendant deux minutes, et ensuite filtrez la boisson au tamis. La décoction permet de garder plus de principes actifs dans la boisson.

Quelle plante pour quels bienfaits ?

- Pour un réveil dynamique : préférez les épices telles que la cannelle, clou de girofle, coriandre. Pour une boisson encore plus corsée, mélanger les épices avec du thé noir. Pour une boisson revitalisante : choisissez le gingembre, le thé du Brésil ou le rooibos, également appelé “thé rouge” plante originaire d’Afrique du Sud.

- Pour une action diurétique : éliminez les toxines en douceur grâce à une infusions de queues de cerises. Evitez d’en consommer trop régulièrement pour ne pas déshydrater votre organisme.

- Pour une meilleure digestion : privilégiez la sauge, la menthe, l’anis, l’origan ou encore le romarin, ces plantes sont reconnues pour leurs bienfaits sur le transit intestinal.

- Pour un sommeil de qualité : rien de tel que le naturel, évitez les somnifères. Privilégiez les tisanes à base de fleur d’oranger, de tilleul, de camomille ou encore la verveine, particulièrement idéale pour bien digérer ET mieux dormir après un repas de fêtes... comme Noël !